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Archive for October 2010

BRUSSELS :: PARCOURS DE MODE

October 29th, 2010 — 12:40pm

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FIRST WORDS IN FASHION, AN EXHIBITION OF LA CAMBRE-MODE[S] STUDENTS’

BEST WORKS AT CENTRALE ÉLECTRIQUE FROM OCT 22 TO DEC 12.




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FIRST WORDS IN FASHION, AN EXHIBITION OF LA CAMBRE-MODE[S] STUDENTS’

BEST WORKS AT CENTRALE ÉLECTRIQUE FROM OCT 22 TO DEC 12.




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FIRST WORDS IN FASHION, AN EXHIBITION OF LA CAMBRE-MODE[S] STUDENTS’

BEST WORKS AT CENTRALE ÉLECTRIQUE FROM OCT 22 TO DEC 12.




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FIRST WORDS IN FASHION PRESS RELEASE




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FIRST WORDS IN FASHION, AN EXHIBITION OF LA CAMBRE-MODE[S] STUDENTS’

BEST WORKS AT CENTRALE ÉLECTRIQUE FROM OCT 22 TO DEC 12.




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FIRST WORDS IN FASHION, AN EXHIBITION LA CAMBRE-MODE[S] STUDENTS

BEST WORKS AT CENTRALE ÉLECTRIQUE FROM OCT 22 TO DEC 12.




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FIRST WORDS IN FASHION, AN EXHIBITION LA CAMBRE-MODE[S] STUDENTS

BEST WORKS AT CENTRALE ÉLECTRIQUE FROM OCT 22 TO DEC 12.




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ENTRANCE

A VISIT TO THE FUTURE BRUSSELS CENTER FOR FASHION AND DESIGN, FORECAST IN 2013




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BALL ROOM,

A VISIT TO THE FUTURE BRUSSELS CENTER FOR FASHION AND DESIGN, FORECAST IN 2013




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MODO PARCOURS • MOULAGE BY THE DESIGNER CHRISTOPHE COPPENS




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MODO PAROURS (OFF) • SKELETONS AT BEAU (DETAIL) BY NATALIA BRILLI




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MODO PARCOURS • THE SHOE DESIGNER ALAIN QUILICI (LEFT) WITH THE MODO‘ ART

DIRECTOR DIDIER VERVAEREN TRYING WOOD BRACELTS AT OWN




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MODO PARCOURS • MIRROR BY DIDIER VERVAEREN FOR ISABELLE LENFANT




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MODO PARCOURS • FEATHER HAT BY ROMAIN BRAU AT HUNTING AND COLLECTING




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MODO PARCOURS • A MODEL PERFORMING FOR ROMAIN BRAU AT HUNTING AND COLLECTING




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MODO PARCOURS • ATMOSPHERE AT HUNTING AND COLLECTING (THE COOLEST STORE IN BRUSSELS)




Photography by dp for ©PARIS, LA

1 comment » | FASHION

THE GIACOMETTI VARIATIONS

October 20th, 2010 — 1:49pm

Prada Sketch_Y_hair copy


“I’ve always wanted to do tall paintings and sculptures. I suspect it’s because I am quite tall. I’ve had little opportunity since most galleries have wall heights that mirror the wall heights of collector’s homes.


A few years ago, I was invited to show in Haus Der Kunst, Munich. Since the entrance hall is extremely tall, I began thinking about tall work I could do there to capture the space.


One of my ideas was the idea that I have proposed to the Prada Foundation.


My plan is to elongate standing Giacometti sculptures and clothe them with garments.


To extend an extreme existing idea to its logical conclusion has been a working method for me. Giacometti figures are the most skinny and emaciated sculpture that exist. Why not push that further? Also there currently is a blurring of art and fashion. Furthermore it is au courant, almost de rigueur that fashion models be extremely tall and thin. Why not fuse the two—art and fashion—since that idea is in our zeitgeist? I’m sure I was also inspired by the Degas Ballerina sculptures clothed with real tutus. The finished work would be the row of columns (at the foundation building) alternating with clothed attenuated pseudo Giacometti figures.


Is this parody? I’m not sure. I hate categories and definitions—I certainly am borrowing. Isn’t this what artists do? Doesn’t art arise from art? What I am doing is furthering an idea—that is the requirement of any good art.”


John Baldessari, December 2009



The California artist has conceived an entirely original project for the Prada Foundation, titled The Giacometti Variations. It consists of a series of huge figures 15 feet tall, inspired by the imagination of the Swiss sculptor, which will be clothed and outfitted with garments and objects designed by Baldessari himself, thus forming a hypothetical, though immobile, fashion show. It captures an idea of integration and dialogue between art and fashion, where the osmosis between model and sculpted figure becomes a declaration of mutual attraction and communication.


JOHN BALDESSARI

THE GIACOMETTI VARIATIONS

AT FONDAZIONE PRADA

EXHIBITION RUNNING FROM OCT 29 TO DEC 31


Comment » | NEWS

JOSEPH ALTUZARRA FOR ATELIER SWAROVSKI

October 18th, 2010 — 7:51am

061-JOSEPH ALTUZARRA

Photo by Michel Dufour


Atelier Swarovski presented last week at colette its eighth collection in colllaboration with designers in fashion, jewellery, architecture, and costume design. As a result, the young French New York-based fashion designer Joseph Altuzarra created a sweet sixites line — large rectangular cabochons bound in transparant plastic —  that would have perfectly featured the British bible of the era : NOVA magazine. To know more about the project and to listen to Altuzarra talking about his inspiration , please check Swarovski teevee.

—dp

 


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Photo by Michel Dufour

Comment » | FASHION

NO AGE AT POINT EPHÉMÈRE PARIS

October 17th, 2010 — 5:43pm

Comment » | MUSIC

LITTÉRAIRE, SANS AMOUR

October 15th, 2010 — 9:05am

Un grand mandarin philosophique des années 1930, Léon Brunschvicg, a dit un jour : « Le mot militaire salit tout ce qu’il touche. Exemples : justice militaire, médecine militaire, musique militaire. » De nos jours, la formule pourrait, me semble-t-il, s’appliquer au mot littéraire. Exemples : prix littéraires, rentrée littéraire, critique littéraire.

Des prix littéraires, tout le mal a été dit depuis longtemps. Alors, pourquoi continuer à faire de ces prix des « événements » (littéraires) ? Pour plusieurs raisons. La première est que malgré tout, les prix font vendre. Le plus consternant des Goncourt s’écoulera quand même bien à 100 000 exemplaires. La seconde raison est que l’attribution des prix a l’attrait d’un championnat : les grandes maisons ont chacune leurs poulains qu’il faut absolument placer en tête. Parfois, c’est un outsider, un coureur d’une « petite maison » qui gagne et le bon peuple applaudit. Troisième raison : la vanité. Faire partie du Renaudot, être président du Médicis étranger, c’est être invité, sollicité, c’est devenir vraiment quelqu’un – une occasion à ne pas laisser passer.

La rentrée littéraire, cet automne, va jeter sur le marché plus de 700 nouveautés. Chaque année, de malheureux journalistes sont désignés pour déplorer cette « inflation ». Mais il n’est jamais question des raisons pour lesquelles l’industrie du livre est la seule qui réagisse à une contraction de la demande par une augmentation de l’offre, comme disait Jérôme Lindon. Ces raisons, on s’en doute un peu, sont économiques et financières. Tout d’abord, plus on tient de place sur les tables et les têtes de gondole et moins on en laisse aux concurrents : il faut occuper le terrain pour ne pas en être chassé. Deuxièmement, dans l’industrie du livre, le secteur le plus rentable est la distribution (paquet, ficelle, facture, acheminement…) : plus il y aura de volumes dans les tuyaux et meilleurs seront les résultats. Troisièmement, ce sont les libraires qui assurent les frais financiers de l’hyperproduction des éditeurs : les invendus qu’ils renvoient (les « retours ») leur sont remboursés de longs mois après qu’eux-mêmes les aient payés. L’ « inflation de la rentrée littéraire », c’est tout bénéfice pour l’édition industrielle.

La critique littéraire, si l’on met de côté de bons sites internet et quelques revues à petite diffusion comme l’excellent Matricule des anges, si l’on admet qu’il n’est jamais question de vrais livres à la télévision et qu’à la radio, la part qui leur était consacrée fond d’année en année (témoin la suppression de l’Atelier littéraire sur France Culture), la critique littéraire donc se résume aux cahiers livres des principaux quotidiens. Leur épaisseur se réduit régulièrement, ce qui n’est pas très grave car la plupart des articles n’ont aucun intérêt. Les grands groupes d’édition sont aussi de grands annonceurs, et ceux qui payent des encarts publicitaires aiment qu’on parle de leurs livres, de préférence pour en dire du bien : d’où ces critiques dithyrambiques de faux livres ou de livres nuls, d’où les publicitaires n’auront qu’à tirer de petites phrases pour meubler leurs placards. Et puis, les journalistes, surtout littéraires, sont très souvent des auteurs en puissance (ou confirmés) et pratiquent donc ce sport peu spectaculaire mais bien utile qu’est le renvoi d’ascenseur. La critique littéraire est une activité qui fait partie de l’industrie de l’entertainment. L’industrie ne réserve aucune place à l’amour. C’est pourquoi il est aujourd’hui inimaginable de tomber sur une critique qui dirait par exemple : « Ne soyez donc pas étonnés que, depuis dix mois que cette œuvre surprenante a été publiée, il n’y ait pas eu un seul journaliste qui l’ait lue, ni comprise, ni étudiée, qui l’ait annoncée, analysée et louée, qui même y ait fait allusion. Moi qui croît m’y connaître un peu, je l’ai lue pour la troisième fois ces jours-ci : j’ai trouvé l’œuvre encore plus belle, et j’ai senti dans mon âme l’espèce de bonheur que cause une bonne action à faire. » C’est la critique de La Chartreuse de Parme dans la Revue de Paris et celui « qui croît s’y connaître un peu », c’est Balzac.


Eric Hazan
Texte paru dans Politis


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